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8. Penser de nouvelles relations entre humanité et entités naturelles pour refonder les droits humains en relation avec les droits de la terre

  • Photo du rédacteur: Jean-Claude Bardout
    Jean-Claude Bardout
  • 31 oct. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 nov. 2024

Serons-nous les derniers peuples à vivre sur terre ? Ou saurons-nous, pour préserver l’habitabilité de la terre, renouer avec les cosmogonies des peuples premiers ? Dans ce cas, l’humanité nouerait avec les entités terrestres non humaines des relations de réciprocité, comme Philippe DESCOLA nous y convie (Par-delà nature et culture, 2005), des contrats d’intérêts mutuels (Michel SERRES, Le contrat naturel, 1990). Quoiqu’il en soit des chemins que le droit prendra, saluons la floraison d’ouvrages de philosophie, d’essais et de littérature qui nous invitent à comprendre, penser, dialoguer avec les autres qu’humains : végétaux, animaux, entités naturelles.


La terre aussi a une histoire, ainsi que les montagnes, les glaciers, les mers, bien plus longue et résiliente que celle des humains (histoire d’une montagne, histoire d’une rivière d’Elysée RECLUS). Les arbres aussi ont une vie, des rêves et des souvenirs (Le journal intime d’un arbre, Van CAUWELAERT).


Nous nous initions aux émotions de notre planète (Les émotions de la terre, de Gleen ALBRECHT), et des plantes (Les émotions cachées des plantes de Van CAUWELAERT), à La vie secrète des arbres (Peter WOHLEBEN) et nous avons foi en leur intelligence (L’intelligence des Plantes, Stefano MANCUSO & Alessandra VIOLA)


Nous désirons écouter la nature nous parler et nous chanter, (Ce que dit la rivière, de George SAND), nous recueillons son témoignage (Le Fleuve qui voulait écrire, Camille De TOLEDO). Nous voulons croire aux êtres non humains (Croire aux fauves, Nastassja MARTIN), respecter leur culture (Dominique LESTEL, Les origines animales de la culture) et les écouter (Si les lions pouvaient parler, Boris CYRULNIK).


Nous ne proclamons pas seulement la sensibilité de la nature, mais nous admirons sa capacité de penser (Comment pensent les forêts, Eduardo KOHN), son intelligence (L’intelligence des plantes, Stephano MANCUSO et Alessandra VIOLA). Nous voulons penser comme elle : Penser comme un iceberg, Olivier REMAUD ; Penser comme une montagne, Aldo LEOPOLD.


Nous apprenons à Habiter en oiseau (Vinciane DESPRET), à vivre comme un animal non humain (Vivre comme un cerf (Le Versant animal,  Jean-ChristopheBAILLY ; L’homme-chevreuil, Geoffroy DELORME). Nous inventons un nouvel avenir pour l’homme : Sauver l'homme par l'animal, Georges CHAPOUTIER ; L'Animal est l'avenir de l'homme, Dominique LESTEL.


Qui plus est, nous nous identifions à elle (Etre la rivière, Sacha BOURGEOIS GIRONDE, L’animal que je suis, de Jacques DERIDA, Etre Bête de Vinciane DESPRET et Jocelyne PORCHER).


Nous adoptons pour mot d’ordre « nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend ».

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